
|
Un
coup d'oeil sur l'histoire de Jette
Jette est une très ancienne commune. La preuve en est fournie par son nom, dérivé d'une racine indo-européenne, signifiant des "eaux rapides", par le Schapenweg qui sépare, au Nord, son territoire de celui de Wemmel, chemin continué par la "chaussée Romaine", et surtout par les fondations d'une villa gallo-romaine, découverte lors de fouilles entreprises en 1968. Le patron de sa première église, Saint-Pierre, indique également une christianisation ancienne. Au Moyen-Age, le territoire jettois était divisé en alleux, c'est-à-dire en biens fonciers non entrés dans les liens de la féodalité, et en fiefs, dépendants d'un seigneur, en l'occurence le duc de Brabant. Celui-ci se fit l'avoué ou le protecteur de l'abbaye de Diligem, à laquelle il accorde des chartes confirmant la possession de son domaine. Au cours de l'Ancien Régime, Jette fit partie de la mairie de Merchtem et eut un échevinage dont l'étendue de sa juridiction varia suivant les circonstances. Cependant, la commune ne posséda pas de seigneurie importante dotée d'un château fort. Ces éléments de la vie d'autrefois se situaient à Ganshoren, qui, en 1841, se détacha de Jette pour devenir une nouvelle commune. Au XVIIe siècle, la seigneurie et le château de Rivieren étaient aux mains
de François de Kinschot, ministre des Finances des Archiducs Albert et
Isabelle et chancelier de Brabant en 1650. Sous son fils, François II,
la seigneurie fut érigée en baronnie (1654) puis en comté de Saint-Pierre-Jette
en 1659. Au XIXe siècle, Jette se transforma progressivement de village en faubourg
de Bruxelles. Sa population passa de 1.962 habitants en 1831 à 7.706 en
1895, à 12.237 en 1904, à 30.792 en 1955, à 40.828 en 1971 et à 42.184
au 31 décembre 1975. |
|
| © 2012 Commune de Jette | ||